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Jeux video

Baldur's Gate  (Jeux video) posté le samedi 10 décembre 2005 16:27

 I- Fiche Technique

 Editeur  Interplay
 Développeur  Bioware
 Type  RPG

II-Test
 

Baldur's Gate est un véritable jeu de rôle. A l'opposé de jeux comme Diablo, plutôt orientés action, sans véritable scénario, le monde de Baldur's Gate possède un scénario sans faille.


Ancré dans le monde des Royaumes Oubliés (Forgotten Realms), il applique exactement les règles du célèbre Advanced Dungeons & Dragons, le jeu de rôle "classique".

La génération de votre personnage est toujours une phase émouvante du jeu de rôle... BG n'échappe pas à la règle, avec la possibilité de choisir bien entendu le sexe (qui ne change rien d'autre que l'apparence, politically correct oblige...), mais surtout la race (humain, elfe, demi-elfe, nains, etc), l'occupation (guerrier, mage, clerc, voleur, etc), et beaucoup d'autres caractéristiques (un peu moins tout de même que dans le véritable AD&D, autrement on y passerait 1/2 heure!).

 
Une fois votre personnage créé, vous allez pouvoir commencer votre aventure. Votre père, un peu préoccupé depuis quelques temps, vous annonce que vous devez quitter la ville au plus vite. Vous sortez à peine de la ville qu'un étrange chevalier vous attaque, et tue votre père. Vous n'aurez alors de cesse que de savoir ce qui se passe, et découvrirez peu à peu une histoire complexe, qu'il est impossible de résumer ici, à travers 7 longs chapitres.

L'interface du jeu est très bien conçue, et assez classique : au centre, la fenêtre de jeu avec vos personnages (on peut gérer une équipe de 6 personnes maximum), à droite les portraits de vos équipiers, à gauche les commandes (inventaire, carte, etc), et en bas les actions disponibles. On regrettera peut-etre de ne pas avoir une fenêtre de jeu plus grande, mais on s'y fait vite.


Baldur's Gate ne prend pas 1, ni 2, mais 5 CDs! Si vous vous demandez ce qui peut prendre toute cette place, sachez que toute l'immense carte du monde est dessinée, et qu'aucun lieu ne ressemble à un autre (habituellement les décors sont construits par morceaux, qu'on répète pour économiser de la place). Ainsi chacun des 10 000 écrans en 16 millions de couleurs qui composent la carte est unique!

Autre bon point pour Baldur's Gate: on peut jouer en multijoueurs, et ainsi partager son aventure avec ses équipiers. Un Ultima jouable en multijoueurs, personnellement j'en avais toujours rêvé! Une petite réserve cependant: tous les personnages doivent être dans le même village, ou le même batiment, ce qui limite un peu l'intérêt. En effet au lieu d'être en un seul bloc comme dans Ultima, la carte est divisée en grandes zones, de même que les bâtiments (qui sont bizarrement beaucoup plus grand qu'ils ne semblent vu de l'extérieur!).


Malgré ces quelques petits défauts, on se prend vraiment au jeu, et l'histoire de Baldur's Gate est vraiment prenante. Pour ne rien gâcher, les graphismes sont superbes, la musique très belle.... Bref ce jeu est un petit bijou! Probablement un des meilleurs jeux de rôle jamais créé sur micro. Un must!

Auteur : Stoub


Source : www.jeuxvidéo.com

 

 

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Baldur's Gate II  (Jeux video) posté le mercredi 28 décembre 2005 14:36


 I- Fiche Technique

 Editeur  Interplay
 Développeur  Bioware
 Type  RPG

II-Test

Depuis le temps qu'on en entend parler, Baldur's Gate 2 va être attendu au tournant et ne va pas avoir droit à l'erreur. Cela dit, avec la prestigieuse hérédité qui lui colle à la peau, on aurait tendance à avoir un tout petit a priori positif sur la chose... Reste a savoir si celui qui à su créer un nouveau style dans le jeu de rôle a aussi su se renouveler et se mettre au goût du jour...


On ne peut pas le nier, Baldur's Gate, premier du nom, a fait un véritable tabac dès sa sortie grâce à son mélange de RPG, d'aventure et de stratégie (pour mener à bien les combats sans trop de casse). Une petite révolution dans le monde du jeu de rôles (qui a bien entendu fait des émules, comme Pool of Radiance et quelques autres) et aussi une nouvelle référence pour le genre. Voilà donc le successeur tant attendu du «maître», un véritable succès annoncé (depuis longtemps) à qui on ne pardonnera donc pas grand chose tant les attentes sont grandes. C'est le problème avec les jeux dont on dit du bien depuis des mois (voire des années), il y a parfois de grosses déceptions ... Mais ce n'est certainement pas le cas avec Baldur's Gate 2.

L'histoire commence dans le royaume de Amn, au sud de la côte des épée (au sud aussi par rapport au premier épisode), au coeur du royaume des marchands. Le scénario a été particulièrement travaillé et ses intrigues tortueuses vous tiendront en haleine de (très) longues heures durant. Et comme le monde et le background du jeu sont toujours aussi réalistes et remplis de détails, tout joueur doté d'une once d'imagination sera plongé dans l'ambiance instantanément. Pour ceux qui ne le savent pas, les Royaumes Oubliés (le monde dans lequel se déroule le jeu) est un monde qui avait été originellement crée pour le jeu de rôle Advanced Dungeons & Dragons il y a de nombreuses années, et qui reste encore aujourd'hui très utilisé dans le jeu de rôles sur table. Ajoutons aussi que le système de jeu de Baldur's Gate 2 est tiré de celui d'AD&D, et que ceux qui ont joué au jeu de rôle seront en terrain connu. Le système a fait ses preuves et est particulièrement adapté à une univers médiéval fantastique, notamment grâce au grand nombre de classes disponibles et à la variété des sorts et des objets magiques déjà disponibles.

Si vous ne connaissez pas le premier Baldur's Gate, sachez que vous ne contrôlerez qu'un personnage au début de l'aventure, et que d'autres viendront s'ajouter à votre troupe au fil de vos découvertes (jusqu'à 6 au total), que la vue est isométrique, et que vous pouvez à tout moment mettre le jeu en pause pour donner des ordres à vos aventuriers. La gestion des sorts et des combats est très simple tout en restant dynamique et très prenante et de nombreuses améliorations ont d'ailleurs été apportées à la version précédente. En vrac, 15 nouveaux personnages pourront rejoindre votre groupe, 20 nouvelles classes seront disponibles (moine, barbare...), 30 nouveaux sorts ont été ajoutés ainsi qu'une centaine d'objets magiques, et le niveau maximum de vos personnages à été augmenté afin qu'ils puissent obtenir de nouvelles capacités. Les règles de la nouvelle édition d'AD&D ont aussi été ajoutées au jeu, ce qui permet encore plus de diversité dans les personnages et dans leur gestion (style de combat à 2 armes...) mais qui risque aussi de causer quelques maux de tête à ceux qui n'ont pas joué à la première version du jeu (ou au RPG sur table).

Enfin, côté réalisation, le moteur Infinity du premier Baldur's Gate a été amélioré pour supporter de meilleures résolutions graphiques. Le jeu utilise l'Open GL, et vous pourrez maintenant faire disparaître l'interface du jeu pour mieux profiter des paysages. Les graphismes sont d'ailleurs encore plus beaux que ceux du premier épisode et certains décors sont tout simplement renversant tant ils fourmillent de détails et couleurs (des oiseaux passent dans le ciel, les conditions météorologiques sont prises en compte...). Bref, on s'y croirait. D'autant que la bande son n'est pas en reste avec des bruitages de qualité et des musiques qui sont de véritables chef-d'oeuvres. Un mot sur le gameplay pour finir, une fois passée la période de prise en main, la maniabilité est un véritable régal, surtout grâce à l'interface simple et efficace qui vous permet d'avoir toutes commandes importantes à portée de la main. Seule ombre au tableau, les problèmes de pathing du premier épisode qui faisaient que vos aventuriers se bloquaient mutuellement le passage sont malheureusement toujours présents, et il arrivera de temps en temps que vos guerriers frappent dans le vide pendant que vos magiciens se font dévorer par des monstres plus rapides. Enfin, c'est tant mieux, sinon je n'aurai rien eu de mal à dire sur ce jeu .



Auteur : Twitten


Source : www.jeuxvidéo.com

 

 

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Baldur's Gate II : Throne of Bhall  (Jeux video) posté le mercredi 28 décembre 2005 14:43

 I- Fiche Technique

 Editeur Black Isle Studios
 Développeur  Bioware
 Type  RPG

II-Test
 

L'attente prend fin pour tous ceux qui ont mené à bien la quête de l'un des plus grands jeux de rôle qui ait vu le jour sur PC. Le dénouement de Baldur's Gate 2 vous a laissé sur votre fin et vous désirez à tout prix savoir comment se termine l'histoire des fils de Bhaal. Black Isle et Bioware ont entendu votre appel et vous donnent rendez-vous dans un add-on de prestige plus qu'attendu : Throne of Bhaal.


« Le Seigneur du Meurtre périra, mais de sa mort naîtront des enfants qui seront l'âme même du Chaos », ainsi parlait Alaundo le Sage. Et ainsi commence l'histoire de Throne of Bhaal, celle du héros maudit, celui qui apporte le malheur autour de lui parce que son sang impur n'engendre que le chaos, l'histoire de l'enfant de Bhaal. Une lutte fratricide pour la succession de Bhaal sur le trône de feu. Une quête qu'il faudra à tout prix mener à bien, car plus que jamais, le rôle que vous jouerez sera déterminant pour la destinée des Royaumes Oubliés.

Mettons les choses au clair d'entrée : Throne of Bhaal est un add-on, une extension, un « plus » destiné avant tout aux combattants aguerris de Baldur's Gate 2 qui ne rêvent que de prolonger les nombreuses heures déjà écoulées dans les labyrinthes du hit de Bioware. Mais à la différence de nombreux add-on, TOB n'apporte aucun véritable changement ni aucune amélioration majeure en ce qui concerne l'interface de jeu. On a affaire ici à une extension qui se veut le prolongement d'une aventure et rien d'autre. Mais quel prolongement ! Une quête d'une cinquantaine d'heures de jeu dans les Royaumes Oubliés pour une aventure inoubliable qui risque de vous couper définitivement du monde réel.

Vous le savez probablement déjà mais un bref rappel de tout ce que Throne of Bhaal apporte de neuf s'impose. Alors que la quête s'approche inexorablement de son dénouement, il était devenu nécessaire d'offrir aux joueurs la possibilité de faire évoluer leur groupe de héros à des levels qui défient les règles d'AD&D. Désormais, c'est jusqu'au level 40 que vos personnages pourront acquérir de l'expérience, gagnant par là même des compétences et des pouvoirs inédits.

Car s'il est toujours possible de choisir le niveau de difficulté, le challenge proposé dans cet add-on se veut plus corsé que dans BGII. L'occasion de ressortir votre groupe de héros expérimentés grâce aux nombreuses batailles livrées dans BGII. Dès lors rassurez-vous, le vaillant guerrier que vous chérissez depuis le premier épisode de Baldur's Gate sera lui-aussi de la partie si vous décidez de l'importer, lui ou un groupe de personnages déjà constitué dans les aventures précédentes. Mais si le jeu se destine avant-tout à ceux qui ont déjà accompli la longue quête de Baldur's Gate II, les autres pourront également tenter l'aventure dans Throne of Bhaal en créant un nouveau personnage (équipé par défaut de quelques items indispensables pour ne pas débuter l'aventure complètement démuni) qui sera rapidement rejoint par d'autres aventuriers qui ne demandent qu'à trouver un groupe.

Plus que jamais, c'est dans l'immense richesse de son scénario et dans l'extrême fidélité de son gameplay aux règles de AD&D seconde édition que Throne of Bhaal puise son intérêt. Difficile de détrôner un monarque tel que Baldur's Gate pour le titre de meilleur jeu de rôle sur PC, et force est de reconnaître que l'élu mérite bien son titre. Déjà immense, la quête de BGII s'étoffe grâce à Throne of Bhaal de territoires encore inexplorés (9 nouvelles zones), et renouvelle considérablement l'aventure en y apportant son lot de nouvelles créatures (une quinzaine), nouvelles magies (une dizaine) et nouvelles compétences (une trentaine pour les personnages de haut niveau).

Il est même possible de revenir explorer les terres de Baldur's Gate II une fois l'add-on installé pour aller faire un tour du côté de la dangereuse Tour de Garde, désormais accessible. On ne s'étendra pas dans le détail fastidieux des nouvelles compétences, des nouveaux sorts et de toutes ces nouvelles caractéristiques qu'apporte cet add-on en terme de gameplay. Je vous laisse le soin de découvrir les mille et une possibilité de TOB par vous-même et de toutes façons des pages n'y suffiraient pas. Un mot tout de même sur la nouvelle classe de personnage que l'on pourra désormais incarner dans cet épisode : le mage entropique. Ce personnage, à destiner aux joueurs les plus inconscients, est un être capable d'une puissance dévastatrice mais dont les sorts aux effets imprévisibles peuvent se retourner contre celui qui en est l'auteur. Une arme à double tranchant que les fans auront sûrement hâte d'essayer à leurs risques et périls.

Si Throne of Bhaal ne constitue en rien une révolution dans l'histoire de Baldur's Gate, il n'en constitue pas moins un volet de qualité qui s'inscrit dans la continuité logique du premier opus, sans rien toucher à ce qui a fait le succès et l'efficacité du titre de Bioware. Le must indispensable pour les fans de Baldur's Gate.

Auteur :Romendil


Source : www.jeuxvidéo.com

 

 

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Icewind Dale  (Jeux video) posté le vendredi 30 décembre 2005 14:39

 I- Fiche Technique

 Editeur  Interplay
 Développeur  Black isle Studios
 Type  RPG

II-Test
 

 

Finalement, les bons jeux de rôles sur ordinateur ne sont pas légion et il faut bien avouer qu’Interplay est bien souvent à l’origine des meilleurs jeux ces derniers temps (avec Fallout 2 et Baldur’s Gate notamment). Même si certains titres tirent leur épingle du jeu (les Ultima par exemple), la recette (très classique) d’Icewind Dale semble bien être la plus en vogue en ce moment, que ce soit grâce au côté stratégique des combats ou tout simplement au monde très populaire tiré du jeu de rôles le plus joué au monde : Advanced Dungeons & Dragons.


L’action se déroule donc dans les Royaumes Oubliés, qui est d’ailleurs le monde le plus joué du jeu ci-dessus (le plus joué aussi, vous me suivez . Bref, vous vous retrouvez dans les contrées au nord des royaumes en question (et qui portent d’ailleurs le nom du jeu) pour vivre de nouvelles aventures, très différentes de celles qui vous attendaient dans Baldur’s Gate, même si la similitude de l’interface pouvait laisser présager le contraire.

Mais avant toute chose, vous devrez créer non pas un mais six personnages (vous ne pourrez pas en embaucher comme dans Baldur’s Gate) que vous emmènerez de niveau en niveau au fil de l’aventure. Le système de création de personnage est très simple pour qui connaît le jeu de rôle dont il est tiré mais reste malheureusement un peu abscons pour le néophyte qui risque de créer son personnage au hasard, sans pouvoir optimiser quoi que ce soit. Vous pourrez quoi qu’il en soit toujours importer vos propres portraits et même votre voix pour personnaliser votre personnage. Profitez en tout cas de ce moment de calme car une fois que vous aurez commencé, vous n’aurez plus l’occasion de reprendre votre souffle jusqu’à la fin du jeu.

En effet, les développeurs ont vraiment mis les petits plats dans les grands en nous proposant plus de 100 sortilèges et une pléiade de nouvelles créatures toutes plus monstrueuses les unes que les autres (du troll au géant des glaces) et bien évidemment des montagnes d’équipement et d’objets magiques. Et tout cela était d’ailleurs bien nécessaire car ce jeu est bien plus orienté action que son prédécesseur. En effet, même si le scénario est bien présent (épique et aventureux à souhait d’ailleurs), vous ne trouverez ici que peu de quêtes secondaires et même l’intrigue principale restera assez simple. Le jeu est résolument orienté action et exploration, et il fait d’ailleurs des merveilles dans ces domaines grâce à ses nombreuses et vastes zones toutes très bien réalisées.

Pour ce qui est de l’action, les combats se déroulent normalement en temps réel mais vous pouvez à tout moment les mettre en pause pour donner des ordres à vos personnages ou encore choisir une option qui arrête le temps à la fin de chaque round. Cette méthode qui peut sembler déroutante à première vue ne nuit pourtant pas à l’action mais donne au contraire un côté bien plus stratégique aux combats. Il n’y aura d’ailleurs pas de solution miracle pour les remporter tous sans risque car les monstres sont très variés, tout comme les situations et vous devrez constamment vous remettre en question au fil de la progression de vos personnages pour pouvoir continuer à remporter vos nombreuses batailles.

Côté graphisme, le jeu reprend le moteur de Baldur’s Gate et vous propose donc une vue isométrique, le tout avec une seule résolution (640x480). Les personnages sont toujours représentés par des sprites et les décors, malgré la faible résolution, sont tout bonnement magnifiques. On en vient presque à regretter l’intensité des combats qui empêche de les admirer à loisir . L’ambiance est du coup très réussie et il est presque dommage que l’implication du personnage dans le scénario ne soit pas plus importante mais là n’est pas l’intérêt du jeu.

Pour ce qui est du son, on atteint le sublime. Les effets sonores sont magnifiques et les musiques plongent elles aussi le joueur dans l’ambiance des les premières minutes de jeu. Cerise sur le gâteau, les voix sont aussi particulièrement réussies et les cinématiques entre les six chapitres du jeu en deviennent de véritables œuvres d’art. Ajoutons à cela que l’on peut jouer à 6 en LAN et sur Internet (bien que cela ne soit pas d’un grand intérêt si on a déjà fini le jeu en solo) et on obtient… le meilleur jeu de rôle du moment.

Auteur : Twitten


Source : www.jeuxvidéo.com

 

 

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Icewind Dale II  (Jeux video) posté le vendredi 30 décembre 2005 14:42


 I- Fiche Technique

 Editeur  Interplay
 Développeur  Black Isle Studios
 Type  RPG

II-Test
 

En attendant fébrilement la sortie de « Le seigneur des anneaux : Les deux tours », pourquoi ne pas se mettre en condition en se replongeant dans l'univers baroque des Royaumes oubliés. Interplay nous convie à reprendre du service avec la suite tant attendue d'Icewind Dale. Aventuriers de tout bord, il ne vous reste plus qu'à aiguiser vos lames, qu'à psalmodier vos meilleures incantations et à tendre vos arcs, car vous risquez bien en débutant cette nouvelle aventure de ne pas en revenir et ce dans tous les sens du terme.


Une génération après les terribles faits d'armes et les batailles épiques qui ébranlèrent les étendues de Féérûne, un nouveau danger arrive des confins du Nord. Une armée de gobelins fait route vers le Sud et ravage tout sur son passage. Mais le Bien étant indissociable du Mal, un nouveau groupe d'intrépides aventuriers se lève et décide d'endiguer ce flot de ténèbres en brandissant leurs armes et en entonnant leurs chants guerriers. Votre aventure épique débutera dans la ville portuaire de Targos, l'une des Dix-Cités du Val De Bise. A peine débarqué de votre navire, vous aurez déjà des combats à livrer contre des hordes de gobelins. Par la suite, l'histoire vous mènera dans des contrées oubliées où le Mal semble avoir élu domicile. Vous l'aurez compris, Icewindale II est le digne successeur du premier opus, du moins d'un point de vue scénaristique, et, en tant que tel, vous amènera à vivre une fabuleuse quête où magie rime plus que jamais avec Héroïc Fantasy.

Ce nouvel opus d'Icewind Dale se base sur les règles de la 3ème édition de Dungeons & Dragons, ce qui impliquera, entre autre, de nouveaux monstres à combattre, de nouveaux sorts à apprendre et de nouvelles zones à explorer. Pour les puristes désireux de tout connaître de cette nouvelle édition, il sera primordial de dévorer le manuel d'instructions qui se veut très complet. Je rassure néanmoins le profane, il n'est nul besoin de connaître et de maîtriser les règles de Dungeons & Dragons pour jouer à Icewindale II, l'ordinateur s'en chargeant pour vous.

Comme dans tout bon rpg qui se respecte, la réussite de vos missions passera par une création minutieuse de vos personnages. Même si le soft vous propose d'emblée des équipes « faites main », il sera intéressant de créer de toute pièce votre groupe d'aventuriers pour pouvoir jouer avec des personnages qui vous correspondent véritablement. Ainsi, vous pourrez tout configurer, de la couleur de peau de votre personnage, à son alignement (qui influera sur les relations avec votre entourage), en passant par son appartenance à telle ou telle caste ou bien encore sa race. Concernant cette dernière variable, on remarque par rapport au premier opus, l'arrivée de nouvelles sous-races. En fonction du choix de votre race et de la puissance de certaines d'entre elles, le passage au niveau supérieur se calculera différemment. Si vous ne prenez pas le temps nécessaire lors de cette phase de jeu, vous risquez de vite vous retrouver avec un groupe déséquilibré du style, 3 guerriers, 2 nains, 1 elfle. Ainsi, la présence d'un prêtre par exemple, est absolument nécessaire pour soigner vos héros, plus encore que celle d'un magicien ou d'un guerrier. A vous de voir, sachant qu'il vous faudra malgré tout, trouver le juste milieu entre vos six personnages pour espérer avancer dans le jeu. Bien sûr, il y a encore énormément à dire sur la création de votre groupe mais il sera plus simple pour vous de le découvrir par vous même en jetant un petit coup d'oeil aux nombreux textes explicatifs qui pullulent dans le soft. Bref, une fois paré pour l'aventure, il ne vous restera plus qu'à aller croiser le fer et à massacrer du gobelin.

L'interface de jeu ne déstabilisera pas les fans de Baldur's Gate puisque Icewindale II utilise le moteur optimisé de ce jeu. Pour les autres, un petit passage par le livret d'instructions est fortement recommandé. Après, tout est fait dans ce titre pour éviter que vous vous retrouviez bloqué par un problème lié à la configuration. Vous trouverez à plusieurs endroits différents (pendant les loadings notamment) des petits tuyaux concernant la façon de profiter au mieux de l'interface, très pratique il va s'en dire. Enfin les commandes les plus utiles vous sont rappelées dans un petit livret en parallèle de celui d'instructions. Lorsque vous rencontrerez les personnages non jouables, qui vous assigneront divers objectifs, un système de dialogue se mettra en place avec plusieurs choix de réponses possibles. En fonction de ce que vous répondrez, vous serez plus ou moins bien perçus. Ceci étant, cela n'influera jamais sur la réussite d'une mission vitale. Les combats, eux, se déroulent en temps réel et vous aurez toujours le choix de vous battre de deux façons, soit en affrontant vos ennemis directement, soit en mettant le jeu en pause, ce qui vous permettra de souffler, d'analyser la situation et de donner vos ordres à vos aventuriers. Une fois ceci-fait, il ne restera plus qu'à réappuyer sur la barre d'espacement et à assister au massacre.

Techniquement parlant, Icewindale II nous offre de très beaux environnements, superbement détaillés mais le tout pourra vous paraître un peu obsolète, puisque l'ensemble rappelle tout de même Baldur's Gate II qui date tout de même, rappelons-le, de plus de deux ans. Les environnements sont diversifiés et plusieurs zones ressemblent à de véritables tableaux de maître.N'omettons pas non plus, de préciser que le jeu tourne correctement sur des configurations moyennes. De plus vous pourrez toujours désactiver certains effets pour optimiser la rapidité de jeu. La bande-son est tout simplement fa-bu-leuse. Les thèmes musicaux sont magnifiques et amplifient l'aura de mystère qui plane sur le soft et les bruitages sont impressionnants. Il faut entendre l'écho des guerriers s'entraînant dans l'enceinte de Targos, avant l'attaque gobeline pour se rendre compte de l'immense travail fourni par les développeurs. De plus, la version française est très bonne, chose assez rare pour être signalée. Les voix correspondent bien aux personnages et la plupart du temps les doubleurs sont vraiment dans le ton. Un pur bonheur pour l'ouie.

La durée de vie de cet opus semble vraiment immense, ne serait-ce que par la difficulté de plusieurs missions. Ne vous fiez pas aux premiers objectifs dans la ville de Targos puisque ceux-ci s'apparentant plus à de basses besognes (allez acheter des flèches, réparer une grue, etc), ils ne reflètent pas vraiment ce qui vous attend par la suite. Pour vous donner un ordre d'idée et en faisant abstraction des missions mentionnées plus avant, si vous ne préparez pas soigneusement votre premier affrontement contre un magicien se cachant dans la ville portuaire, vous risquez de perdre un ou deux personnages et sachant qu'il ne sera pas aisé d'acheter un sort de résurrection et de l'utiliser (et oui encore faut-il que votre prêtre soit en vie !) vous comprendrez la difficulté de la chose. Le combat est omniprésent dans Icewind Dale II et comme je le mentionnais plus haut, si vous ne préparez pas correctement votre équipement ou vos sorts vous allez très souvent utiliser vos sauvegardes. A ce sujet, le titre sauvegardera automatiquement avant chaque affrontement particulièrement corsé. Idéal pour les joueurs ne sachant pas s'arrêter (je l'avoue honteusement cela m'arrive à chaque partie !).

Et puisque tout a une fin, je me permettrai de conclure. Croyez bien qu'il m'a été aussi pénible de lâcher Icewind Dale II que de rédiger ce test. J'aurai pu écrire des pages et des pages sur ce jeu, mais je me ferai Bourreau en vous exhortant à le découvrir par vous-même. Icewind Dale II est donc le digne successeur du premier opus. L'aventure est extrêmement prenante, la durée de vie est énorme et le plaisir de jeu est tout simplement immense. Si vous avez aimé la série des Baldur's Gate et les premiers épisodes d'Icewindale, ce nouvel opus est fait pour vous. Un pur bijou vidéoludique.


Auteur : Logan


Source : www.jeuxvidéo.com

 

 

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